AdminSaps

DEUX TABLEAUTINS SAINT-LOUIS

Vitrines près des fonts baptismaux

Retrouvés au presbytère vers l’an 2000 puis exposés dans l’un des placards de la salle d’accueil, puis dans ces vitrines. Encadrés – En forme de vitrail gothique – Réalisateur inconnu.

Ces tableautins sont peut-être les deux seuls éléments provenant d’un ensemble illustrant la vie de saint Louis.

Les deux scènes représentées se sont déroulées la même année : 1248

Première scène –  « Les Reliques de la Passion« 

Acquise par saint Louis, la sainte couronne d’épines arrive d’abord à Villeneuve l’Archevêque, où elle est accueillie le 10 août 1239 par le roi, sa mère, ses frères, sa famille et de nombreux prélats. Un office solennel est célébré à Sens le lendemain.

La couronne d’épines est transportée jusqu’à Paris, d’abord au bois de Vincennes, puis elle fait son entrée solennelle à Notre-Dame de Paris, le 18 août 1239.

De là, elle est déposée au palais royal dans la chapelle Saint-Nicolas, où sont apportées en 1241 d’autres reliques dont les clous de la Passion..

Pour les abriter, le roi fait ériger la Sainte-Chapelle du Palais – attribuée à l’architecte Pierre de Montreuil (1220-1267). La construction dure plus de sept ans.

Le 26 avril 1248 a lieu le transfert solennel des reliques de la Passion à la Sainte-Chapelle, qui devient ainsi « le plus grand reliquaire du monde ».

En tenue royale (couronne, manteau bleu fleurdelisé doublé d’hermine), le roi avance, pieds nus. Il porte sur un coussin rouge la couronne d’épines

Deux prélats l’accompagnent, probablement Eudes de Châteauroux le légat du pape et Pierre Berruyer archevêque de Bourges, mandatés pour la consécration de la Sainte-Chapelle le 26 avril 1248. Ils portent les autres reliques acquises par le roi.

Tous trois avancent, protégés par un dais fleurdelisé, suivis de princesses, comtes et barons, ainsi que de soldats et d’une foule nombreuse, tandis que trois thuriféraires, invisibles sur le tableau, balancent leur encensoir d’où s’échappe une épaisse fumée.

Seconde scène – « La levée de l’oriflamme« 

Le 12 juin 1248, vendredi après la Pentecôte, le roi venu à l’abbaye de Saint-Denis, présente l’oriflamme à ses chevaliers, au moment de leur départ pour l’expédition destinée à délivrer le tombeau du Christ à Jérusalem. Couronné et déjà auréolé, saint Louis est en tenue royale, il a les pieds nus en signe d’humilité et de pénitence ; En effet, il part en pèlerin et non pas en conquérant.

Entouré de chevaliers qui portent eux aussi la croix et lèvent leur épée en signe d’assentiment. Au premier plan, un écuyer tient la monture destinée au roi, tandis qu’à droite un cheval piaffe d’impatience dans l’attente du départ.

Ils se rendent ensuite en procession à Notre-Dame pour y entendre la messe.

A Corbeil, il confie à sa mère Blanche de Castille la gouvernance du royaume et, puisque la reine Marguerite l’accompagne, le soin de ses enfants Isabelle (6 ans), Louis (4 ans) et Philippe (3 ans).

BATON DE PROCESSION ou BATON DE CONFRERIE

Il y avait autrefois des bâtons de chantres et des bâtons de confréries, surmontés de la statuette du saint patron de l’église ou de la confrérie, souvent sous un dais soutenu par des colonnes.

C’est le cas du bâton de confrérie de Poissy, dû au sculpteur Pyanet qui l’a réalisé en 1852.

Il était utilisé lors des cérémonies de la confrérie Saint-Louis et au cours des processions. De nos jours, il est mis à l’honneur dans le cadre de la paroisse, lors de la fête de saint Louis chaque 25 août.

Viollet-le-Duc et la chapelle de la Vierge

Alors que le nom de Viollet-le-Duc est souvent évoqué au sujet de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la SAPS proppose une vue de la chapelle du chevet de la collégiale de Poissy, qui a été entièrement reconstruite par le célèbre architecte, après qu’il ait abattu la chapelle carrée qui datait du XIVè siècle.  

En dessin, la chapelle du chevet, carrée avec ses fenêtres ogivales, telle qu’elle a existé.

Chapelle de la Vierge

Les gargouilles de Poissy vous saluent bien

L’incendie de 2019 a détérioré plusieurs des nombreuses gargouilles de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les tailleurs de pierre sont au travail pour les resculpter, et l’une d’elles, dit-on, représenterait l’un des personnages ayant participé au chantier de restauration !
A la différences des gargouilles, les chimères sont des sculptures décoratives, dues à l’imagination de Viollet-le-Duc. La plus célèbre est la stryge.

Les gargouilles de Poissy nous sont familières. Elles reçoivent les eaux de pluie qui se déversent depuis les toits pour les cracher sur le sol. La plupart sont sculptées de têtes d’animaux, une seule, côté nord, est à figure humaine.
Gargouille
Gargouille


Il existe aussi des sortes de chimères à Poissy. L’une d’elles domine la tête d’un moine jovial, sans que nous sachions si c’est un portrait ou non !

Gargouille
Gargouille
Gargouille

ÉVÈNEMENTS autour des orgues

Nous avons en 2003 célébré, après sa restauration, le centenaire de l’orgue de Poissy et son « réveil » par Jean-Pierre Millioud, titulaire du grand orgue de la cathédrale de Versailles.

La S.A.P.S. prépare pour 2025 des événements autour des orgues de l’église Sainte-Anne et de la collégiale.

Suivez notre programmation sur le site : www.saps-poissyvillennesmedan.com

Correspondance : saps.poissy@gmail.com

Viollet-le-Duc et la Chapelle de la Vierge

Alors que le nom de Viollet-le-Duc est souvent évoqué au sujet de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la SAPS proppose une vue de la chapelle du chevet de la collégiale de Poissy, qui a été entièrement reconstruite par le célèbre architecte, après qu’il ait abattu la chapelle carrée qui datait du XIVè siècle.  

En dessin, la chapelle du chevet, carrée avec ses fenêtres ogivales, telle qu’elle a existé.

Chapelle de la Vierge

Nativité de la Vierge

Ce dimanche 8 septembre, nous célébrons la Nativité de la Vierge Marie.

Elle est illustrée sur un vitrail de la collégiale de Poissy, chapelle du chevet, verrière de droite. Le médaillon central représente la nativité de Marie.

Celui du bas : le mariage d’Anne et Joachim, ses parents.

Celui du haut : la présentation de Marie au Temple, célébrée le 21 septembre.

 

A noter que le mot nativité – au lieu de : naissance – est réservé uniquement à 3 personnes : Jésus, Marie et Jean le Baptiste. 

Assomption

L’Assomption est célébrée le 15 août de chaque année.
La collégiale de Poissy est dédiée à NOTRE-DAME de l’ASSOMPTION.
 
Ce tableau, réalisé au XIXè siècle, est l’oeuvre d’Alexandre Josquin, copie de Pierre Paul Prudhon.
Il se trouve dans l’une des chapelles latérales.
Une même représentation est à voir à Sartrouville, une autre à Viroflay.

Photo : Gilles Bourguin

Assomption Collégiale

Ascension – une plaque mystérieuse

Le jeudi 9 mai a lieu la fête de l’Ascension du Seigneur.

L’Ascension est illustrée par une très curieuse et mystérieuse plaque, qui se trouve à l’église de Villennes (visible sur demande).

Plaque Ascension - Villennes
Plaque Ascension - Villennes

 

 
Cette plaque est curieuse par sa forme ovale et la représentation de la scène. Le Christ a un visage et une coiffure symétriques surmontant un cœur. Il a les bras en croix et porte une sorte de châle (péruvien ?) à motifs géométriques. Les stigmates de la Passion sont visibles sur ses mains et ses pieds et Il s’élève au-dessus d’une sphère et d’une croix, entre deux femmes en prières, sculptées comme en un miroir.
 
Elle est mystérieuse par les circonstances de sa découverte. Il y a quelques années, alors que  nous effectuions des recherches sur le patrimoine de l’église, en partie dispersé lors des travaux de restauration du bâtiment, nous avons trouvé un jour cette plaque déposée contre la petite porte qui faisait correspondre l’arrière-sacristie avec le jardin. Nous n’avons donc pas pu remercier la personne inconnue à l’origine de cette remise.
La plaque venait-elle du cimetère qui jouxtait l’église ? De l’église elle-même ? D’ailleurs ?
Nous avons mené une enquête, mais personne ne connaissait cette plaque, personne ne l’avait jamais vue et, à ce jour, personne ne nous a encore éclairés !
 
BD pour la SAPS.